Une idéalisation du traducteur

Slavomir Belis, traducteur anglais<>slovaque. Texte reproduit et traduit avec autorisation.

Le traducteur est un professionnel de la langue. C’est un linguiste en linguistique appliquée, un écrivain compétent, un diplomate et un amateur éduqué. Comme le linguiste, le traducteur doit pouvoir saisir les subtilités et les nuances de ses langues source et cible, il doit en suivre l’évolution et savoir en rechercher la terminologie et les expressions familières. Comme l’écrivain, le traducteur doit avoir l’habitude de travailler seul pendant de longues heures sur un sujet généralement spécialisé et dans une langue que peu de gens autour de lui sont en mesure de comprendre. Comme le diplomate, le traducteur doit être sensible aux différences culturelles et sociales existant entre la langue d’origine et la langue cible, et il doit être en mesure de s’y adapter lors du processus de traduction. Et, comme l’amateur éduqué, le traducteur doit posséder des connaissances de base et parfois même plus poussées sur les sujets qu'il traduit. Tout cela constitue l’archétype auquel les traducteurs professionnels tentent de se conformer, avec plus ou moins de succès. Toutefois, si tous les traducteurs ne regorgent pas nécessairement de ces qualités, ils doivent tout au moins en posséder suffisamment pour pouvoir traduire leur document à la satisfaction de leur client.

 

Un bon traducteur est, par définition, bilingue. Toutefois, l’inverse n’est pas forcément vrai. Un individu bilingue, né au pays et éduqué depuis toujours dans les deux langues, devra tout de même acquérir un certain nombre de compétences afin de devenir traducteur : cet individu devra apprendre à lire méticuleusement et à comprendre parfaitement les textes dans la langue source, maîtriser l’art de l’écriture dans la langue cible, et posséder des connaissances dans son domaine de traduction. Il lui faudra en outre savoir se servir d’équipement à la fine pointe de la technologie, ainsi que des logiciels et du matériel de communication les plus récents. Les bons traducteurs sont engagés à perfectionner et à polir leurs compétences langagières tout au long de leur parcours professionnel. En d’autres termes, les traducteurs professionnels sont en constant apprentissage.

 

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Un bon traducteur a besoin de compétences solides, de connaissances et d’expérience dans son domaine, d’un engagement et d’un enthousiasme réels, d’un souci du détail, d’une excellente intuition et d’une maîtrise parfaite de la langue. Si l’une de ces conditions préalables manque, la qualité en sera la première affectée. La meilleure traduction est celle que l’on ne peut reconnaître comme une traduction : le mot à mot ne suffit pas. La traduction doit se lire aisément et doit rester fidèle au texte d’origine sans y ajouter de données supplémentaires. Le texte devrait garder toute sa précision et ses nuances de style, tout cela dans l'optique de préserver aussi l’intégrité du message original.

 

La révision vise entre autres à l’amélioration du style de la traduction, à l’uniformisation du ton, à l'exactitude de la grammaire et au bon usage de la ponctuation. Le texte traduit est comparé au texte source afin de s’assurer qu’il y est conforme, et peaufiné afin de s’assurer qu’il se lit tout aussi bien que l'original. Il est primordial que le sens général soit conservé et qu'aucune donnée importante ne soit omise.

 

Il existe deux types de vérifications de texte.

 

Le premier, la vérification de texte en tant qu’étape du processus de traduction, consiste à relire uniquement son texte en langue cible à la recherche de coquilles, de fautes d’orthographe, d’erreurs de grammaire et de ponctuation. On veillera à corriger les coupures de mots fautives, les erreurs typographiques et autres problèmes liés à la langue. On ne se réfère pas au texte source. Habituellement, on ne fait aucun changement d’ordre rédactionnel lors de cette vérification de texte. Cette étape est plutôt conçue pour s’assurer que le document ne contient aucune erreur. Si le texte est destiné à la publication et s’adresse à un vaste public, il est préférable que la vérification soit effectuée par un linguiste indépendant, expérimenté et hautement qualifié, faisant preuve d'une grande méticulosité et doté d’un œil exercé, afin de s’assurer que toute imperfection ou incohérence soit corrigée avant l’étape de la publication.

 

Le second type de vérification en tant qu’étape distincte s’effectue sous la forme d’une lecture d’épreuve. Il s’agit généralement de relire les épreuves graphiques créées à partir de la traduction finale et, souvent, cette étape est effectuée par un tiers. Ce type de vérification diffère considérablement de l’autre. L’épreuve graphique ou le document cible final est comparé à l’épreuve graphique originale, en langue source, pour y détecter les défauts de conception, les erreurs de transposition et de mise en page (gras, italique, liens) ou les coupures de mots fautives. On fait généralement une relecture complète de l’épreuve finale en anglais par rapport à l’épreuve finale en français pour s’assurer que toutes les erreurs ont été corrigées et qu’il n’y a eu aucun ajout, ainsi que pour vérifier la police de caractères (italique, gras). Parfois, une fois le texte mis en contexte, la traduction peut nécessiter un changement afin de l'améliorer ou de faire en sorte qu'elle soit mieux adaptée à la conception graphique.

 
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